Les créances clients figurent à l’actif du bilan de l’entreprise, généralement dans l’actif circulant. Elles représentent en effet des sommes que l’entreprise doit normalement encaisser à court terme.
Elles ne doivent pas être confondues avec les immobilisations financières, qui correspondent à des actifs financiers détenus durablement, comme certains prêts, dépôts ou participations.
Une augmentation importante des créances clients peut signaler :
- une hausse de l’activité ;
- un allongement des délais de paiement ;
- une augmentation des retards ;
- une mauvaise organisation des relances ;
- une progression du risque d’impayé.
Leur montant doit donc être analysé conjointement avec le chiffre d’affaires, l’ancienneté des factures et les délais moyens de paiement.
Comment comptabiliser une créance client ?
Lorsqu’une facture est émise, son montant est enregistré dans le compte client jusqu’à son règlement. Les écritures suivantes sont données à titre d’illustration et doivent être adaptées à la situation de l’entreprise avec son expert-comptable.
Lors de l’émission de la facture
Pour une facture de 1 200 € TTC comprenant 1 000 € HT et 200 € de TVA :
• débit du compte 411 « Clients » : 1 200 € ;
• crédit du compte de produits concerné : 1 000 € ;
• crédit du compte 44571 « TVA collectée » : 200 €.
Le compte client fait alors apparaître le montant que l’entreprise doit encaisser.
Lors de l’encaissement
Lorsque le client règle les 1 200 € :
• débit du compte 512 « Banque » : 1 200 € ;
• crédit du compte 411 « Clients » : 1 200 €.
La créance est alors soldée.
Lorsqu’une créance devient douteuse
Lorsqu’un risque sérieux de non-paiement apparaît, la créance peut être reclassée dans le compte 416 « Clients douteux ou litigieux ». Une dépréciation peut également être enregistrée pour tenir compte de la perte probable.
L’appréciation du risque doit reposer sur des éléments concrets, par exemple :
- des relances restées sans réponse ;
- des promesses de paiement non respectées ;
- une contestation persistante ;
- des informations financières préoccupantes ;
- l’ouverture d’une procédure collective.
Le montant de la dépréciation et son traitement fiscal doivent être validés avec un professionnel de la comptabilité.
Lorsqu’une créance devient irrécouvrable
Une créance ne doit pas être considérée comme irrécouvrable simplement parce qu’elle est ancienne ou difficile à récupérer. L’entreprise doit disposer d’éléments permettant de justifier le caractère définitif de la perte.
Son passage en perte ainsi que l’éventuelle récupération de la TVA obéissent à des conditions comptables et fiscales précises. Ces opérations doivent être documentées et validées par l’expert-comptable de l’entreprise.
Cette formulation est plus prudente que la version actuelle et évite de donner une instruction comptable trop générale.